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Interview

Bénédicte HAMON (SKEMA 2010), une carrière dans l'environnement

12 décembre 2021

Bénédicte Hamon, diplômée 2010, est Responsable de la relation avec les mécènes chez The Seacleaners. Cette association a été créée en 2016 par le skipper Yvan Bourgnon avec l’ambition de concevoir et mettre à flot un catamaran géant de 46 mètres de long, le Manta, pour collecter des déchets plastiques en mer et le long des côtes.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Bénédicte Hamon, je suis diplômée SKEMA 2010 et je travaille pour une association dédiée à la protection des océans et à la lutte contre la pollution plastique où je suis responsable des relations avec les mécènes.


Quels ont été les moments marquants de votre parcours à SKEMA ?

Du point de vue académique et professionnel, je dirais le moment où j’ai intégré ma première année de master en alternance et ai découvert un métier qui m’était alors inconnu. J’exerce toujours celui-ci depuis maintenant 13 ans, plutôt un bon choix donc ;). D’un point de vue personnel, je pense aux temps forts de la vie associative, qui parleront j’en suis sûre aux diplômés et étudiants.


Aujourd'hui, vous travaillez chez The Seacleaners en tant que Responsable des relations mécènes. Pouvez-vous nous en dire plus sur cette association et en quoi consiste votre fonction ?

C’est une association assez jeune, fondée en 2016, qui a pour but de lutter contre la pollution plastique océanique, avec notamment la construction du Manta, un bateau innovant qui pourra collecter, traiter et valoriser en masse les déchets flottants et qui verra le jour en 2024. Nous agissons déjà avec un premier petit bateau collecteur, de taille plus modeste, mais aussi en animant des opérations de collecte de déchets à terre et de nombreuses actions de sensibilisation auprès du public. Les projets et actions de The SeaCleaners sont financés quasi-exclusivement par des fonds privés, et mon rôle est d’imaginer et mettre en œuvre les contreparties que nous proposons aux entreprises mécènes, mais aussi aux philanthropes individuels qui nous soutiennent.

 

BÉNÉDICTE HAMON - LINKEDIN

 

Qu’est-ce qui vous a amenée à travailler aujourd’hui dans le domaine de l’écologie ? Est-ce par conviction environnementale ?

Oui, assurément. C’est une thématique dans laquelle j’avais envie de m’investir au niveau personnel, qui a donc guidé ce léger virage professionnel, puisque j’exerçais déjà auparavant dans le domaine du mécénat mais dans le secteur culturel. La prise de conscience et la volonté d’agir des entreprises comme des particuliers en faveur de l’écologie étant relativement récentes, cela rend le sujet des relations avec les mécènes passionnants, car beaucoup de choses sont encore à imaginer et à faire, et mes interlocuteurs au quotidien sont des gens engagés, passionnés et créatifs !

 

Comment et quand avez-vous commencé à vous intéresser au développement durable, et à votre responsabilité sociétale et environnementale ?

Comme beaucoup de personnes je pense, c’est assez récent. Je dirais que cela fait quelques années que j’ai commencé à questionner et modifier certains comportements et habitudes de consommation… Mais très en surface, même si c’est un bon début ! Puis je me suis intéressée à la question de manière plus globale, au-delà de mes seules habitudes. C’est assez difficile car à ce moment-là on prend conscience à la fois de l’urgence de la situation et de l’aberration de certains comportements dans ce contexte. Heureusement que l’on découvre aussi de nombreuses manières d’agir et des solutions qui motivent vraiment !

 

Était-ce important pour vous de garder un lien avec SKEMA ?

Oui, même je suis très loin d’être la plus active au sein de la communauté des diplômés. Des opportunités comme celle-ci de partager des expériences et des initiatives positives illustrent particulièrement bien le rôle et la force d’une communauté de diplômés.

En quoi la communauté SKEMA pourrait-elle vous aider ou aider The Seacleaners ?

En tant que Responsable des relations avec les mécènes, je me dois de dire que tous les contributeurs sont les bienvenus pour permettre au Manta de voir le jour et à toutes nos actions de continuer à se développer ! Il est aussi possible de rejoindre notre communauté de bénévoles pour passer à l’action avec nous, que ce soit pour collecter, sensibiliser, animer… Nous disposons de 14 délégations régionales en France pour permettre à chacun d’agir au plus proche de chez lui, et nous en comptons de plus en plus à l’étranger également, qui s’adaptent aux envies, aux compétences, et bien sûr aux disponibilités de chacun. Il est également tout simplement possible de nous suivre sur les réseaux sociaux, de consulter et partager nos actualités et les contenus que nous publions pour sensibiliser aux comportements qui permettront de diminuer la pollution plastique des océans.

 

THE SEACLEANERS

Quels sont vos projets pour l’avenir ?

À court terme, permettre à tous les projets de The SeaCleaners de voir le jour et aux entreprises qui nous soutiennent d’améliorer significativement leur impact. À moyen terme, de continuer à contribuer à l’inversion d’un maximum de courbes plutôt inquiétantes concernant notre environnement. Et à long terme… on verra !

Quel message auriez-vous envie de transmettre aux étudiants et diplômés de SKEMA qui souhaiteraient s’impliquer en faveur du développement durable et/ou de l’écologie ?

Il est toujours possible de s’impliquer et d’avoir un impact, que ce soit en donnant tout bonnement quelques heures ou quelques euros à une association, qui sont nombreuses et couvrent de très nombreux domaines, ou bien simplement en faisant évoluer sa manière de se comporter et de consommer. Et au-delà des actions individuelles, les engagements collectifs évoluent aussi dans les entreprises ; identifiez les personnes qui gèrent cela dans la vôtre et s’il n’y en a pas, pourquoi ça ne serait pas vous ?

 

Contact : Bénédicte HamonResponsable des relations mécènes chez The SeaCleaners 

  

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