Actualités

Interview

Mohamad Fakih (SKEMA 2019), consultant en gestion de projet pour la Coupe du monde de la FIFA 2022 - Qatar

13 juillet 2021

Après avoir travaillé au Liban et en Arabie saoudite, l’ancien élève de SKEMA Business School s’est vu proposer un poste au Qatar en tant que consultant en gestion de projet dans le cadre de la préparation de la Coupe du monde de football 2022. Il nous raconte son parcours universitaire et sa carrière, ainsi que les défis et succès qui les ont jalonnés.

 

Pouvez-vous nous parler de votre parcours universitaire et de votre expérience professionnelle?

Je suis diplômé de SKEMA Business School, où j'ai suivi un mastère en gestion de projet, puis le programme Executive MBA. Je savais que je voulais travailler dans le management, alors j'ai choisi une école de haut rang en Europe. En plus de 21 ans d’expérience, j'ai occupé divers postes couvrant de nombreux aspects de la gestion de projet dans les plus grandes entreprises de la région du Golfe. J'ai participé à d’importants projets de construction (métro, chemin de fer, autoroutes), à l'établissement de PMO pour le ministère des Finances en Arabie saoudite et pour la ville de la Mecque. J'ai aussi été, pendant près de 10 ans, responsable du projet de contrôle et de gestion des foules pour le métro Al Mashaaer de la Mecque pour la période du Hajj, qui peut attirer jusqu'à 500 000 pèlerins. Il y a trois ans, on m'a proposé un poste à Doha lié à la préparation de la prochaine Coupe du monde de la FIFA, qui se tiendra au Qatar en 2022. Aujourd'hui, je dirige le service de gestion de projet au sein de l’unité de sécurité des sites non destinés à la compétition (NCVSU) du ministère de l’Intérieur.

 

Pourquoi avez-vous choisi SKEMA Business School?

Comme vous le savez, le Liban fait face à une crise économique depuis de longues années. Étudier et obtenir un diplôme était le meilleur moyen de surmonter les difficultés de mon pays. Quand j’étais jeune, ma famille a eu des problèmes financiers et, malheureusement, mon père a perdu son emploi alors que j'étais au lycée. J'ai donc dû commencer à travailler pour poursuivre mes études. Je cumulais deux postes différents alors que j’étais étudiant. J'ai fini par obtenir un diplôme de premier cycle en administration et gestion des entreprises. Ça n'a pas été facile, car je devais étudier tout en travaillant pour gagner ma vie et soutenir ma famille financièrement. Après quelque temps, j'ai reçu une promotion. Petit à petit, je me suis rendu compte que j'aimais la gestion de projet. Je me suis donc orienté dans cette voie. J'ai assisté à quelques formations de gestion de projet, puis j'ai rencontré un professionnel du secteur, diplômé de SKEMA Business School, qui avait un accord avec SKEMA pour proposer un programme de gestion de projet à Beyrouth. Après avoir été inspiré par le PDG et le vice-président directeur des ventes de mon précédent employeur et observé leur approche du développement de l’entreprise et leur vision stratégique, je me suis rendu compte que l’entreprise avait besoin de compétences en matière de gestion de projet. J'ai donc saisi cette occasion pour m’inscrire au programme Executive MBA de SKEMA Business School. Je pensais que ça allait changer le cours de ma carrière, et par là même ma vie, et m’offrir de nouvelles opportunités d'atteindre mes objectifs. Après m’être inscrit au programme EMBA de SKEMA, tout s'est mis à changer dans l’entreprise. Mes responsables ont commencé à me considérer comme un nouveau leader et se sont rendu compte que je développais de nombreuses compétences et connaissances en termes de gestion de projet, d'opérations commerciales, de coordination, etc. À ce moment-là, j'ai eu la certitude que je voulais être chef de projet. Au cours de ce programme, j'ai acquis de nouveaux outils que j'ai immédiatement mis en pratique, ce qui a représenté un véritable atout pour les projets qui m'étaient confiés. Avec le programme EMBA, j'ai également eu la chance d’étudier dans différentes régions comme le Brésil, la Chine, la France ou les États-Unis. J'ai adoré découvrir les entreprises de ces pays et rencontrer une grande diversité de personnes avec des cultures et des approches du leadership très différentes. Ce programme m'a également permis de développer de bonnes aptitudes de communication et d’établir un bon réseau. Je suis encore en contact avec la plupart de mes collègues. SKEMA a été une excellente opportunité de faire évoluer ma carrière et de grandir professionnellement parlant. J'ai pu concrétiser ma vision. Après SKEMA, alors que je travaillais en Arabie saoudite, j'ai commencé à recevoir plusieurs offres d’emploi à travers le monde. J'ai été agréablement surpris qu’on me propose de travailler comme consultant en gestion de projet au Qatar. J'ai accepté ce poste, car participer à la préparation de la Coupe du monde était l’un de mes objectifs de longue date. Après 15 ans à travailler pour le même employeur, ça n'a pas été une décision facile. Mais SKEMA m'a apporté les compétences et la confiance nécessaires pour prendre certaines décisions et emprunter des chemins que je n'aurais jamais envisagés auparavant. Pendant le programme EMBA, j'ai aussi rencontré des professionnels de différents pays et différents domaines d’expertise qui m'ont aidé à réaliser qu'il était essentiel d’explorer de nouveaux défis.

 

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre poste actuel? À quel type de défis devez-vous faire face?

Même si je n'avais encore jamais mené de projet dans le domaine du sport, j'ai obtenu un bon poste chez mon employeur actuel. Je suis consultant en gestion de projet et je fournis également des services de contrôle et de gestion des foules en marge de l’événement organisé par le Qatar. Je dirige le service de gestion de projet au sein de l’unité NCVSU. Cette unité est responsable de la sécurité des hébergements et déplacements des VVIP, VIP, équipes et arbitres, de la presse internationale, des centres de billetterie, des Fan Festival et Fan Zones de la FIFA, etc. Cette tâche présente également la difficulté de travailler avec une vaste équipe très diverse en termes de culture, d’expérience et de langue. J'ai dû apprendre à communiquer avec eux. Ce n’est pas tous les jours faciles, mais je suis très satisfait de mon travail.

 

Était-ce important pour vous d'avoir une carrière internationale?

Je crois qu'une carrière internationale permet d'aspirer à de plus grandes ambitions. Se cantonner à un secteur local limitera les possibilités et les expériences. SKEMA offre une meilleure exposition à l’international. Avec mon précédent employeur, j'ai beaucoup voyagé pour des projets internationaux en Allemagne, en Arabie saoudite, en Égypte, à Oman. C’est ce qui m'a inspiré à prendre ce tournant décisif pour ma carrière.

 

Quels conseils de carrière donneriez-vous aux jeunes?

Je pense qu’il est essentiel de suivre un programme similaire à ceux que propose SKEMA Business School. Pour ma part, cela a complètement changé ma façon de penser. Ce type de programme ouvre de nombreuses voies et apporte tous les outils dont vous aurez besoin pour l’avenir. Il permet également d’explorer les diverses manières de travailler et d’innover partout dans le monde. Je pense que c’est une chance inouïe, que l'on ne peut trouver au travail. Personnellement, en 21 ans d’expérience, j'avais beaucoup voyagé et travaillé sur de nombreux projets. Cependant, je n'avais pas toutes les compétences, le savoir-faire et l’exposition que j'ai acquis à SKEMA Business School, notamment pendant le programme EMBA. Je conseille à tous les jeunes d’explorer leurs possibilités de carrière en s’inscrivant à ce type de programme, car cela les aidera à révéler des aspects de leur personnalité qu’ils ne soupçonnent même pas. Ce programme permet d'acquérir beaucoup d’expérience et d’exposition, mais aussi de mieux comprendre ce qu’il se passe dans le monde.

 

Contact : Mohamad Fakihconsultant en gestion de projet

Propos recueillis par lepetitjournal.com pour SKEMA Alumni 

 

Partager