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Interview

Vipul Kumar Choudhary (SK 2019) : « L'interculturalité est au cœur de SKEMA »

21 septembre 2020

Originaire d’Inde, Vipul choisit de quitter son pays d’origine pour s’expatrier en France, où il intègre un master en marketing à SKEMA, qui lui ouvre les portes d’une carrière en France. Il nous raconte son expérience en tant qu’étudiant international, son évolution professionnelle dans l’Hexagone, et ses perspectives d’avenir.

 

Pourquoi avoir choisi d’étudier en France et à SKEMA en particulier ?

Après une école d’ingénieurs en Inde, j’ai travaillé dans une société de logiciels informatiques, au sein du service commercial, puis dans une autre entreprise en tant que business developer, où je gérais la production et le contrôle qualité pour les clients, et où je participais notamment au déploiement sur de nouveaux marchés internationaux. C’est à la suite de cette expérience que j'ai décidé de partir en France et d’intégrer SKEMA sur le campus de Paris, pour y réaliser deux années de master en marketing international et développement commercial. J’ai choisi de venir en France car j’ai toujours été très intrigué par la culture et la langue françaises. Je ne savais rien du marché français à l’époque, et j’ai souhaité l’explorer plus en profondeur. SKEMA s’est distinguée des autres écoles car le programme correspondait à ce que je voulais étudier, que ce soit le choix des matières, ou les outils et concepts enseignés en business development.

À mon arrivée en France, j’ai toutefois été confronté à une vraie barrière linguistique car je ne parlais pas français, et j’ai mis un peu de temps m’adapter à ce tout nouvel environnement et à me faire des amis. Mais l’un des grands avantages de SKEMA est de regrouper beaucoup d’étudiants internationaux de différentes nationalités, et cela facilite les rencontres interculturelles. J’ai aussi participé à beaucoup d’événements organisés par SKEMA, ce qui m’a permis de rencontrer des élèves de tous les horizons.

À l’issue de ce master, en 2019, j'ai trouvé un stage chez Transatel, où j’ai travaillé en tant que stagiaire en développement commercial pour le département automobile. Après ce stage de 6 mois, j’ai été embauché pour rejoindre l’équipe marketing. J’ai alors commencé à faire du marketing opérationnel. J’ai d’ailleurs été récemment promu, et je travaille aujourd’hui comme IoT Marketing manager, et je suis notamment chargé de gérer toutes les activités marketing opérationnelles pour l’entreprise.

 

Une fois sur le marché du travail, comment avez-vous appréhendé les différences culturelles et managériales ?

C'était en fait une transition très intéressante pour moi parce que je viens d’une culture où les gens sont particulièrement « workaholic », et nous travaillons parfois jusqu’à 15 à 16 heures par jour. En France, j’ai découvert une façon de travailler très différente, très structurée… Par exemple, en Inde, on peut frapper à la porte de son supérieur à tout moment, alors qu’en France, on va plutôt planifier des réunions pour tout, même pour des meetings très courts de quelques minutes… De manière générale, le management français est aussi basé sur une organisation plus hiérarchique que ce à quoi j’étais habitué. C’est donc très différent, mais la transition s’est faite progressivement.

 


Avez-vous gardé un lien avec SKEMA aujourd’hui ?

Je me réunis régulièrement avec mes amis de SKEMA, et je reste en contact avec d’autres alumni via les réseaux sociaux. Je fais notamment partie du réseau SKEMA Alumni. C’est très riche sur le plan humain et professionnel, et cela permet aussi de créer de belles opportunités.

De plus, suite à la crise sanitaire, j’ai entrepris de créer une communauté pour les étudiants indiens de SKEMA, via les réseaux sociaux notamment. Beaucoup d’étudiants étrangers se sont retrouvés dans l’incertitude, et nous nous efforçons de les aider, de les conseiller et de les mettre en relation avec la bonne personne. Nous les guidons aussi sur le plan professionnel, les aidons à cibler les compétences à développer, à rédiger leurs CVs, à définir les règles applicables pour leurs visas, et notamment à gérer un problème lié à la crise sanitaire, que ce soit sur le plan administratif, académique, financier ou personnel.

De manière générale, mon objectif est de construire une communauté d’entraide à SKEMA pour tous les étudiants indiens, au sein de laquelle les gens seraient à même de se soutenir mutuellement pour trouver un emploi, et échanger en visibilité par exemple.

 


Auriez-vous des conseils à donner aux jeunes diplômés de SKEMA ?

D'après mon expérience, je pense qu’il est essentiel de se construire un solide réseau, car le marché fonctionne avec le networking avant tout. Même en étant très compétent dans son travail, si l’on n’est pas apte à aller vers les gens, on passera à côté d’opportunités. Je pense que beaucoup de personnes ont des lacunes sur ce point, même si elles sont très qualifiées techniquement. Je conseillerais donc vraiment aux jeunes diplômés de se mettre en relation avec les personnes adéquates dans leur secteur d’activité pour se faire connaître. Par exemple, durant mon stage, j’ai beaucoup networké au sein de mon entreprise, avec des collègues de différents départements, et cela m’a permis d’obtenir mon job actuel au sein du service marketing.

 

Quels sont vos projets pour l’avenir ?

Pour les 5 années à venir, j’ai un plan qui se dessine assez clairement : je prévois de rester encore deux ans en France, puis de changer de pays, peut-être à Singapour, Tokyo, ou aux États-Unis, afin de découvrir une culture et une langue complètement différentes. Je pense ensuite rentrer en Inde, où j’aimerais créer ma propre entreprise. En effet, toutes les décisions que j’ai prises dans ma vie étaient orientées vers cet objectif et la recherche d’indépendance sur le plan professionnel m’a toujours motivé.

 

Contact : Vipul Kumar Choudhary (SK 2019)

Propos recueillis par lepetitjournal.com pour SKEMA Alumni

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