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Interview

Xiaoli Bulte (SK 2011) : Mini Asie, un pont entre la France et la Chine

13 juin 2020

 Xiaoli Bulte, interviewée par SKEMA Alumni, nous raconte son parcours entre la France et la Chine depuis sa sortie de SKEMA.

 

Quel a été votre parcours à SKEMA et est-ce que cela vous a aidé à orienter votre vie professionnelle ?

J’ai intégré le programme MBA de SKEMA en 2009 puis le Master spécialisé en Marketing Management. Au cours de mes études j’ai acquis des connaissances sur le commerce international et évolué dans un environnement international comme je l'ai toujours souhaité. J’avais, d'ailleurs, choisi ces deux formations en fonction de mes projets professionnels futurs.

 

Après votre formation à SKEMA, qu’avez-vous fait et parallèlement, qu’est-ce qui vous a poussé à partir travailler à l’étranger ?

A la fin de mes études, j’ai été recrutée par Décathlon grâce au réseau professionnel de SKEMA. J’ai ensuite occupé plusieurs postes au sein de sociétés internationales comme les 3 Suisses et McCain. L’international m’a toujours intéressé et bien sûr j'aspirais à partir travailler à l’étranger, étape nécessaire pour mon développement professionnel.

 

Qu’est-ce qui vous a donné envie de créer votre agence Mini Asie ?

Après 10 ans de vie en France à conjuguer mon expérience professionnelle avec des voyages dans plus de 10 pays, j’ai pris du recul et réfléchi à l'évolution que je voulais donner à ma carrière. J’ai senti qu’il fallait que je réalise mon rêve et que je donne du sens à ma venue en France pour mes études, c’est ce qui m’a poussé à créer l’agence Mini Asie.

 

Pourriez-vous nous présenter votre agence en quelques mots ?

L’agence MINI ASIE joue un rôle de pont entre la France et la Chine. Elle a pour objectif d’exporter des produits français vers la Chine, de concrétiser des projet d’affaires et d’investissements entre ces deux pays mais aussi de favoriser les projets d’échange culturels.

 

Comment décriez-vous la culture de votre pays (la Chine), et la culture entrepreneuriale comparées à celles de la France ?

On peut parler de choc de culture dans la mesure où il est inenvisageable de travailler en Chine comme en France. Nos conceptions de la vie et du travail sont complètement différentes. Dans le domaine environnemental par exemple, la sensibilité des Français est plus développée que celle des Chinois. Aussi, l'équilibre vie professionnelle et vie personnelle est plus respecté en France. Nous avons (le peuple français et chinois), deux façons différentes de percevoir la vie. Les chinois sont plus entrepreneurs et commerciaux dans l’âme quitte à mettre leurs vies personnelles de côté. Beaucoup de choses nous opposent mais pourtant… nous nous complétons bien, je trouve.

 

En pleine crise du COVID-19, comment allez-vous et comment va votre famille en Chine ? Qu’elles ont été les conséquences, les changements sur votre travail, dans votre vie personnelle et familiale ?

La crise COVID-19 est une mauvaise surprise pour tout le monde. J’ai pris les précautions dès le début de l’épidémie comme j’avais des nouvelles venant de Chine. Je suis reconnaissante qu'aucun membre de ma famille en France et en Chine n'ait été affecté. L’épidémie a eu un impact direct sur mon activité principale qui a été conçue pour un environnement et des projets internationaux. Cette pandémie est un grand choc international, quelques intellectuels ont déjà écrit que cette crise va influencer la globalisation et impulser de nouvelles réflexions sur le mode de développement des affaires. Par conséquent, je dois forcément réfléchir et me renseigner auprès des réseaux afin d’ajuster les activités de mon agence. J’espère que bientôt qu’il y aura un vaccin pour pouvoir lutter contre ce virus qui a causé tant de tragédies pour énormément de familles.

 

En quoi SKEMA et le réseau vous ont aidé (ou pourraient vous aider) à vous développer et réaliser vos projets ?

Le réseau de SKEMA et son ampleur internationale est très intéressant pour mon agence. Je souhaite m'impliquer de manière plus active afin de développer certaines activités dans le futur.

 

Quelles sont vos ambitions pour le futur ? Comment voyez-vous votre agence dans 5 ans ?

Réaliser mon rêve : concrétiser de nombreux projets qui me tiennent à cœur entre mes deux pays d’origine et d’adoption et développer mon agence tout en gardant un équilibre entre ma vie familiale et entrepreneuriale.

 

Contact : Xiaoli Bulte (SK 2011), fondatrice de l'agence Mini Asie

 

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