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Alexandra BURLA (SKEMA 2020) « Mon parcours à SKEMA : une marque indélébile sur ma vie professionnelle et personnelle actuelle et à venir »

30 juin 2021

Je me souviens d’un conseil que mon père m’a donné lorsque j’étais très jeune : « tout ce que tu peux apprendre est bon à prendre, même si ça te parait inutile sur le moment, cela te servira toujours un jour ». Mon père a toujours les pieds sur terre avec des conseils comme celui-ci. Ma mère, c’est la personne qui me donne la force, qui arrive toujours à me convaincre que tout est possible, qu’aucune porte n’est fermée, que j’ai ce qu’il faut pour atteindre mes rêves les plus fous. Sans surprise, avec cette éducation, ma personnalité est aujourd’hui teintée de curiosité, de motivation et d’ambition.

J’ai toujours aimé l’école. C’était pour moi l’opportunité d’apprendre, de satisfaire ma curiosité. C’était aussi là que je voyais l’opportunité de trouver ma voie, de trouver un métier que j’aime, de faire ma place dans le monde.

Etant née en Roumanie, les premiers jours d’école en CE2 en France ont été un peu compliqués pour moi. Pour mon premier jour d’école, la seule phrase que je connaissais était ironiquement « Je ne sais pas parler français ». Du fait de la barrière de la langue, j’ai dû développer des « stratégies de survie ». Cela consistait principalement à « faire tout pareil que les autres élèves » lorsque la maîtresse nous demandait quelque chose, répondre « oui » à toutes les questions qu’on me posait ou encore revoir l’intégralité de ma journée d’école le soir en rentrant avec ma mère pour arriver à suivre le lendemain. Cette expérience aurait pu m’éloigner de l’école et me faire haïr cet environnement où je devais faire tant d’efforts... Et pourtant, plus j’apprenais et plus j’étais heureuse d’y retourner.

Une fois arrivée au lycée, tout se passait très bien d’un point de vue scolaire. J’avais simplement beaucoup de mal à choisir une voie pour mes études supérieures et donc ma spécialisation de bac aussi. J’ai fini par choisir de passer un bac Economique et Social. Mais une fois ce bac obtenu, ne sachant pas où aller, j’ai fait le choix le plus général possible : la Classe Préparatoire, cette formation qui forme pour passer un concours.  Les matières sont une suite, un approfondissement de ce qu’on fait au lycée en principe. En pratique, les exercices sont très poussés, la compétition est rude, les camarades pas toujours bienveillants et les enseignants pas toujours des plus encourageants. Le passage de mon lycée de banlieue où j’avais fini par devenir la première de ma classe grâce à un investissement personnel très régulier, à la « prépa parisienne » où j’avais beau travailler dur, j’arrivais à peine à suivre, aurait encore une fois pu me pousser loin de l’école. Mais ici, une autre « stratégie de survie » s’est mise en place, dont je ne me suis rendue compte qu’une fois la prépa terminée. Dans cet environnement difficile, à l’internat, un petit groupe de personnes, devenues des amis s’est formé très rapidement, ce qui m’a aidé à tenir pendant ces deux années, elles m’ont encouragées et soutenues tout au long de ce « tunnel ».

Ce tunnel a abouti sur mon entrée à SKEMA Business School. SKEMA m’a choisie et j’ai choisi SKEMA. Je ne retiens pas seulement des connaissances scolaires, apprises en cours, mais aussi un développement de ma personnalité, de mes compétences, et une évolution de mon point de vue sur le monde. J’y ai rencontré des personnes exceptionnelles qui comptent énormément pour moi. Depuis mon entretien de motivation pour intégrer l’école, je m’imaginais la cérémonie de remise des diplômes où mes parents pourraient me voir recevoir mon Master, une première dans la famille, où nos coiffes seraient jetées  en l’air. Malheureusement avec le contexte actuel je n’ai pas eu la chance de vivre cette cérémonie cette année, mais j’ai quand même entre mes mains aujourd’hui mon master en Marketing Stratégique et Business Development dont je suis extrêmement fière et j’ai pu fêter ça avec ma famille. Ce diplôme porte mon nom, mais il appartient en réalité à toute ma famille et toutes les personnes qui m’ont soutenues, pas seulement à SKEMA mais aussi lors de toutes les étapes qui m’ont fait y arriver. Je remercie toutes ces personnes du fond du cœur.

Ce diplôme marque la fin d’un chapitre, mais le début de plein d’autres. Mon parcours à SKEMA continuera toujours d’avoir une influence importante sur ma vie professionnelle et personnelle au-delà du diplôme.

Le partenariat SKEMA/Microsoft m’a permis de commencer à m’intéresser à Microsoft, au monde de l’IT et j’ai fini par y trouver ma voie. J’ai trouvé en Microsoft une entreprise qui répond en tout point de vue à ce que j’attendais de mon employeur : le Growth Mindset, la Diversité et l’Inclusion, l’entraide au sein de mon équipe, les opportunités, la confiance et l’autonomie que l’on me donne ne sont qu’un échantillon de tout ce qui me motive tous les jours. D’un point de vue personnel aussi : j’ai rencontré à SKEMA la personne qui partage ma vie aujourd’hui, et qui la partagera très certainement pendant encore longtemps. J’y ai rencontré aussi des amis sur les deux campus de Nice et Suzhou. Ces personnes seront là lors de tous les chapitres suivants, qui vont s’écrire suite à ce diplôme…

 

L’expérience SKEMA

Dès la préparation des concours, SKEMA m’a impressionné car c’est la seule école qui demande de réfléchir à notre avenir avec un niveau de détail très poussé à travers de l’exercice du CV projectif. Je me souviens de cet exercice difficile pour moi au départ.

J’avais l’impression qu'il n’avait pas de sens, puisque je ne ferais jamais exactement ce que j’aurais tenté de prévoir. Mais finalement, je me suis prise au jeu de la projection lors de la rédaction de ce CV, j’avais même mis des centres d’intérêts que je comptais développer à l’avenir. L’exercice permet de réfléchir à notre avenir, de consulter en détail les offres disponibles dans le domaine qui nous intéresse, de commencer déjà à confronter l’idéal que l’on a en tête à la réalité du marché du travail. Pour un étudiant sur le point de sortir du tunnel de la prépa, je trouve cette exercice plus que pertinent. Cela permet aussi de se projeter plus concrètement en tant qu’étudiant de l’école,  par exemple on s'intéresse aux associations.

Dès ce moment-là, je me suis pour ma part intéressée à la « JE » (Junior Entreprise) SKEMA Conseil. Association que j’ai effectivement intégrée dès ma première année à SKEMA. J’ai commencé par un poste de chargée RH, puis j’ai été élue Présidente de SKEMA Conseil Nice. C’est là que mon expérience de l’école s’est complètement transformée. Evidemment, à SKEMA les cours et les professeurs sont très intéressants, ils poussent à la professionnalisation. Mais une expérience en Junior Entreprise accélère considérablement le processus. J’ai eu l’occasion de travailler en étroite collaboration avec plusieurs personnes de l’administration de l’école, avec les présidents de Lille et Paris, avec les présidents des autres Juniors Entreprises de France et même d’Europe. Et bien sûr, pour la première fois de ma vie, j’étais confrontée à des clients, à un chiffre d’affaires à générer, un budget à gérer, une équipe à animer, et tout ça à l’âge de 22 ans. Cette expérience m’a tellement passionnée, qu’après mon année de césure, j’ai fondé avec une équipe locale SKEMA Conseil Suzhou. Cela a créé des liens à vie avec les personnes qui ont partagé cette aventure et a été une superbe préparation au monde du travail. Je referai ce parcours sans la moindre hésitation.

Mais c’est bien connu, une école de commerce, c’est rarement gratuit. Financer mes études a été un vrai sujet pour moi, et je ne pense pas être la seule. C’est un sujet qui reste encore tabou aujourd’hui et que peu de personnes abordent.

Il faut d'abord financer les frais de scolarité. Pour cela, les banques sont nos meilleures amies. Malgré la situation financière modeste de mes parents et l’absence d’un garant, j’ai réussi à obtenir un prêt étudiant auprès d’une banque partenaire de SKEMA. J’ai pu montrer à ma banque toute la motivation que j’avais à réussir mes études et cela m’a aidé à obtenir ce financement.

Ensuite, l’étape 2 consiste à trouver le moyen de financer la vie en école. Je suis pour ma part partie loin de ma famille. Mes parents vivaient à Paris et j’ai décidé d’aller sur le Campus de Nice, l’occasion de prendre mon indépendance. Pour financer cela, j’ai donc cumulé plusieurs jobs étudiants :  préparatrice de commande dans le drive d’une grande surface après les cours, cours de maths donnés à des collégiens le week-end et hôtesse lors des matchs de football de l’OGC Nice. Le rythme était très intense, surtout cumulé à mon implication au sein de SKEMA Conseil, mais si je l’ai fait c’est que c'est faisable ! Au-delà de l’aspect financier, cela m’a permis d’apprendre à jongler entre différences projets, différentes activités, à m’organiser de manière efficace et planifier le plus possible. Que des compétences utiles pour la suite !

En résumé, SKEMA est bien plus qu’une école, c’est un parcours. Chacun définit le sien :  aller sur les campus que l’on souhaite, s’investir dans les associations qui nous intéressent, commencer à prendre notre indépendance, rencontrer des challenges, des personnes, des lieux… Chaque parcours est unique, il suffit de définir le sien. L’expérience en école n’est que le début, SKEMA ça continue aussi après le diplôme.

Je conclue donc comme l’a fait Jean-Philippe Courtois (SKEMA 1983), VP exécutif et président des Ventes, du Marketing et des Opérations chez Microsoft et Président du Conseil d’Administration de SKEMA, lors de son mot d’introduction de la cérémonie de remise de diplôme, par une citation d’Antoine de Saint-Exupéry :

« L'avenir, tu n'as pas à le prévoir, mais à le permettre. ».

 

Contact : Alexandra BurlaCommercial Executive Retail chez Microsoft

 

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