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Interview

Théophile Grandin (SKEMA 2019) Corporate Credit Analyst - North America chez BNP Paribas CIB Montréal « SKEMA, une ouverture sur le monde »

17 février 2021

Théophile Grandin (SKEMA 2019), Corporate Credit Analyst à BNP Paribas CIB, est installé au Canada depuis quelques années. De l'autre côté de l'Atlantique, il nous raconte son parcours, son métier et sa vie d'expatrié à Montréal.

 

Quelques mots afin de vous connaître ?

Je suis un ancien étudiant de SKEMA Business School et de l’ESDHEM aujourd’hui expatrié à Montréal. J’ai suivi un parcours orienté vers la finance avec le passage du CFA niveau 1 ainsi qu’une année passée à Raleigh dans le master Financial Markets and Investments. J’ai également passé un semestre en Chine et un autre au Brésil.

 

Qu’avez-vous fait après votre diplômation à SKEMA ?

BNP Paribas m’a offert l’opportunité d’effectuer un stage de fin d’études à Paris, dans un service où je préparais les résumés de notes de crédit de dossiers stratégiques pour la direction de la branche Corporate and Institutional Banking.

 

Qu’est-ce qui vous a poussé à partir à l’étranger et particulièrement au Canada ?

Depuis mon arrivée à l’ESDHEM, j’ai eu envie de vivre des expériences à l’étranger. J’ai effectué des semestres dans trois des campus internationaux de SKEMA. J’ai particulièrement apprécié mon semestre à Raleigh, j’avais envie de retrouver cette ambiance nord-américaine dans une ville plus dynamique. À la suite de mon passage à Paris j’ai eu l’opportunité de partir en VIE au sein de la banque. Le Canada, et particulièrement Montréal, me paraissait idéal pour une première expatriation. Je pense que mes années passées à SKEMA m’ont ouvert sur le monde et m’ont donné envie de continuer dans cette voie.

 

Pouvez-vous nous parler de votre métier actuel ? Est-il en lien avec la formation que vous avez reçue à SKEMA ?

Je suis actuellement analyste crédit au sein de la plateforme Amérique du Nord chez BNP Paribas CIB. Ma principale mission est d’effectuer des mémorandums de crédit pour les clients corporate américains et canadiens. Mon parcours académique est en lien avec mon métier qui demande une certaine polyvalence. Ma formation plutôt orientée vers la finance de marché me sert de façon quotidienne, mais la banque est un milieu concurrentiel où il est primordial d’être polyvalent afin d’en comprendre les enjeux.

 

Comment décririez-vous la culture d’entreprise canadienne, comparée à celle de la France ?

Mon avis peut être biaisé puisque je travaille dans une entreprise française à l’étranger, où le challenge est d’adopter les habitudes locales tout en respectant l’histoire de notre institution. Mais j’ai eu la chance de travailler à Paris, New-York et Montréal, et j’ai pu remarquer quelques différences. La culture américaine est plus dynamique et les embauches y sont plus fréquentes. Les journées sont plus courtes mais en contrepartie plus intenses. L’ambiance générale est plus détendue. Et les bâtiments parisiens sont chargés d’histoire tandis que ceux de Montréal sont plutôt à l’image de la start-up.

 

Pensez-vous qu’il soit plus facile d’accéder rapidement à des postes à responsabilité à l’étranger, et notamment en Amérique du Nord ?

J’ai pu remarquer des différences notables en matière d’évolution entre la France et l’Amérique du nord. Les analystes américains sont moins attachés à leur entreprise et le turnover est plus important. Le marché est plus dynamique et il est plus facile de progresser qu’en France. Mes collègues sont sensiblement plus jeunes que ceux rencontrés lors de mes précédentes expériences en France. Il arrive parfois que les embauches soient gelées dans les banques en Europe alors que l’entreprise recrute en Amérique du Nord. Et les employés restent de façon générale moins longtemps à leur poste qu’en France.

 

Avez-vous des projets pour l’avenir ? Souhaitez-vous rester ici, partir ailleurs ou revenir en France ?

J’ai eu la chance de pouvoir voyager durant mon cursus académique et professionnel et je souhaite continuer. Pour l’avenir, j’aimerais soit retourner en Asie, et particulièrement à Hong-Kong, ou partir à Londres. New-York serait également une opportunité que je ne pourrais pas refuser. L’idéal serait de concilier une nouvelle ville à découvrir ainsi qu’un environnement de travail stimulant. Le milieu de la banque est idéal pour cela, avec des filiales partout dans le monde.

 

Avez-vous des conseils à donner aux diplômés ou futurs diplômés qui souhaiteraient s’expatrier au Canada ?

Le Canada, et particulièrement le Québec, est idéal pour une première expatriation. Montréal est au carrefour des cultures américaine et européenne, et le français est la langue officielle, ce qui peut faciliter les choses. De nombreuses entreprises y sont présentes, et le droit du travail y est plus souple qu’en France ce qui crée davantage d’opportunités de carrière. De nombreux Français sont présents sur le territoire, l’idéal serait de recueillir des expériences différentes pour un avis objectif. Pour ma part, tout mon entourage expatrié apprécie l’expérience, même s’il fait un peu froid en hiver.

 

Avez-vous des contacts avec d’autres Alumni et/ou le réseau ici au Canada ?

Oui, de nombreux Alumni sont installés au Canada, à Toronto, Vancouver ou Montréal. J’y ai retrouvé des amis ayant eu un parcours sensiblement similaire au mien. J’ai également été en contact avec Madeleine Martins, directrice Alumni et Mécénat, qui est installée à Montréal. L’ouverture d’un laboratoire en intelligence artificielle de SKEMA au Québec devrait aussi donner l’occasion aux Alumni de se retrouver.

 

Le mot de la fin ?

Je pense que les étudiants de SKEMA devraient profiter de leur chance de pouvoir partir à l’étranger, notamment s’ils ont l’opportunité d’y acquérir une expérience professionnelle. J’ai un instant hésité avant de partir au Canada car j’avais déjà passé plusieurs semestres à l’étranger, mais j’en suis aujourd’hui ravi et je n’ai pas envie de rentrer dans l’immédiat. J’en profite également pour remercier mes professeurs de finance qui m’ont transmis leur intérêt pour cette matière, je suis maintenant épanoui dans ce secteur.

 

Contact : Théophile Grandin, Corporate Credit Analyst - North America à BNP Paribas CIB

 

 

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